Itinéraire
( Michel Walach) - Premier Prix - Poésie Classique |
Avec
des ors, des roux, en frissons de couleurs L'automne est revenu plein de mélancolie, Il
orchestre la bise et j'écoute ses pleurs, Ses sanglots violons, toute
peine abolie
Les printems aux yeux verts vite
s'en sont allés Emportant nos amours, nos venises-gondoles Tous les
rêves secrets à peine dévoilés Quand Vénus
nous ivnite à des caresses folles;
Les songes d'autrefois surgissent
tout-à-coup Hélés par des couplets d'un joyeux limonaires; Avec
des souvenirs on voyage beaucoup Dans les méandres bleux de notre imaginaire.
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Bouffée
de renouveau (Geneviève Barraud) - Prix spécial forme
fixe |
En
ce jour, quelle neuve odeur Au coeur du jardin s'insinue ! Elle arrive,
elle advenue, la saison d'intense verdeur !
Ah ! Foin de l'hiver la
fadeur, Quand la fragance est inconnue... En ce jour, quelle neuve odeur Au
coeur du jardin s'insinue !
Du printanier soleil l'ardeur Hier encore
bien ténue, Emplit le ciel sans retenue Et gorge l'air de sa tiedeur. En
ce jour, quelle neuve odeur !
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Un
rendez-vous (Christine Prudent) - Espoir classique |
Donnez-moi
rendez-vous au sortir de mes nuits Pour libérér mon rêve
et mes songes troublés, Pour apaiser enfin mon âme torturée Et
réveiller en moi la passion de la Vie
Donnez-moi rendez-vous pour
entendre à loisir Des mots doux et secrets chuchotés à
mi-voix Subtils et raffinés, vous en aurez le choix Au palpitant
murmure, aux confins du plaisir
Donnez-moi rendez-vous dans un bosquet
fleuri Embaumant la lavande et les saveurs du soir, Quand enfin apaisée
et retrouvant l'espoir, Mon âme éperdument s'anime et vous sourit.
Donnez-moi
re,dez-vous pour un repas de fête Enivrant de champagne et de vins odorants Qui
rosissent les joues et font tourner la tête En une valse osée,
aux rires débordants
Donnez-moi rendez-vous au hasard de nos jours Sans
horloge égrenant les minutes du temps Donnez-moi seulement un rendez-vous
d'amour Pour enlacer nos coeurs et se perdre un instant |
Arbre
noir, oiseau blanc (Françoise Markarian) - 1er Prix - Poésie
libre |
Arbre
noir, oiseau blanc Bras qui enlacent, âme qui s'envole Passions qui
retiennent contre désirs qui éloignent, Ancre qui t'enracine
contre-ciel qui t'attend
Ici toujours désepérement là, La-bas
irrésistiblement auréolé d'ailleurs Tiraillé entre
hier et demain, Le présent lutte contre le temps
Alors ferme
les yeux et souviens-toi De l'arbre à l'étreinte délicate, puise
ta forve dans la sève des souvenirs heureux, Et, oiseau, prends ton
envol pour le pays des pages blanches |
Ombrilic
(Thierry Novel) - Prix André Poipy |
Mon
lien de vie s'efface, mon nombril en douleur Repousse sa cicatrice...Orifice
de l'abdomen, je ne suis plus foetus Mais je pense à toi lorsque j'effleure
de mon doigt La petite caverne qui m'unissait à toi... Dans ta souffrance
mon ventre est en manque de toi, Je remarque maintenant que ce petit trou en
spirale Est bien peu de chose à l'évolution de ton mal... Mes
tripes ont un goût de passé, Je recherche je ne sais pas pourquoi Le
début de nos liens, les vaisseaux de la vie Qui m'ont uni à toi. J'ai
le sentiment qu'avecd le temps qui file Je pers mon premier nid. Comme trace
de toi, reste au milieu de mon ventre Cette blessure que je peux effleurer
de mes doigts Mais qui jamais, ne se refermera...
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Le
moine calligraphe (Jany Gobel) - Prix spécial Haïku |
Sur
la pierre humide Lentement il broie du noir Prélude au travail
Sur
les feuilles blanche La danse souple et précise Du large pinceau
Sans
heurt ni rupture L'ample geste du poignet Toujours maîtrisé
Rouge
contrepoint Sous les noirs idéogrammes Le sceau de l'artiste
Dans
un silence L'éternité se dessine Au bout du pinceau |
Ainsi,
Dieu ... (Yves Morel) -Prix du poème d'Humour |
Ainsi,
vos baisers sont douces morsures et votre toucher, désir pulpeux. Ainsi,
vos lèvres sont une écorchure à fleur d'abîme om
je me meus en cet au-delà radieux Ainsi, vous êtes la désinvolture, fesses
au vent, seins onctueux, ondoyants hors de leur guipures et prêts
à me sauter aux yeux. Ainsi, vous, c'est l'ample ciselure d'une statue
au cul joyeux tirant profit de ses postures, pour un plaisir épineux. Ainsi,
êtes-vous l'ardente nervure de votre désir insidieux ?
Ainsi,
Dieu ?u souvenir |
Un
chant d'oiseau (Maison de Retraite "Les Ophéliades)
- Prix collectif adultes |
Oisillons
colorés préludes du printempS Invitez le matin
à votre concertO Sur la branche fleurie au moment du réveiL Enfant
petits et grands aimant votre ramagE Alors vous trouverez un
monde plus jolI Univers chatoyant inondé de soleiL |
Fantaisies
en ROSE (Zelhia Erdem) - Premier Prix enfants-jeunes moins de 13 ans) |
La
Rose se Réveille Elle ouvre ses Rideaux Radieuse
elle Respire Aux premiers Rayons du jouR Rouge
de plaisiR
Rien de surpasse la Rose Odorante à
peine éclose Son parfum en fine dose Egaie mon esprit
morose |
Slam
(Gladie Tallin) - Premier Prix enfants jeunes 13-18 ans |
Les
mots pointus du macadam Ont le goût piquant de la mer Ils respirent
l'iode et les algues desséchées Ils sentent la boue et l'amer Transpirent
sous la chaleur de l'été
Terrains vagues et vague à
l'âme, des allées de murs gris, Paysage urbain dans lequel mes
yeux se sont pris, A contempler le soir, doucement, comme la pluie, tomber Et
lessiver l'espoir
Déjà les lumières une à une
s'éteignent Le marchant de sable est là Les yeux se ferment
et les douleurs se voilent Les maux pointus du macadam prennent le large |
Fantaisie
en baberimes (Ecole de la Grangette) - Prix collectif jeunes |
Il
suffit d'un simple clic Pour faire des mathématiques De super jeux
de logique Ou des textes poétiques Ecouter la musique Ca c'est
vraiment fantastique Du slam, de la tectonik Ou du rock acrobatique. On
peut jouer aux échecs Payer sans faire de chèque Visiter le
pays grec Et le désert des fennecs
On peut commander un sac Pour
étudier à la fac Prendre avant que tout se bloque Des billets
pour le Maroc
Il suffit d'un simple clic Et ça c'est vraiment
magique |
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